Web Summit :: Comment nous allons sécuriser et optimiser l’usage de nos données personnelles ?

Aujourd’hui, les identités numériques sont une pierre angulaire de la société. Chaque jour consciemment ou inconsciemment, nous construisons et enrichissons notre identité numérique. L’identité numérique peut être définie comme la collection des traces (écrits, contenus audios ou vidéos, messages sur des forums, identifiants de connexion, etc.) que nous laissons derrière nous, au fil de nos navigations sur internet. Les enjeux liés à la gestion de l’identité sont aujourd’hui sur le devant de la scène : RGPD, e-réputation, assurance de l’identité, etc. Une conférence du Web Summit, revenait, mercredi sur ce sujet : The future of digital identity in the era of digital transformation. L’occasion d’échanger avec Gérald Sadde, le co-fondateur de la LegalTech Legal Pilot, sur la façon dont la transformation numérique va impacter la gestion de nos identités numériques.

Assurer notre identité

Face à l’explosion des réseaux sociaux et plus largement des modes de communication numériques, la question de l’assurance de l’identité est centrale. Autrement dit “Comment puis-je certifier que je suis qui je prétends être sur Internet ?” Cette question, assez récente, témoigne de l’évolution de notre conception de l’identité numérique et de l’intérêt que nous y accordons. Le développement des nouvelles technologies a clairement mis sur la table les questions de sécurité, de centralisation et de contenu de nos informations personnelles. 

Notre rapport à la sécurité a clairement changé. Auparavant, nous enregistrions nos mots de passe sur des bouts de papiers ou sur notre téléphone et nous nous soucions peu de donner des informations personnelles en échanges de services (promotions notamment). Aujourd’hui, la sécurité de la conservation de nos données nous préoccupent grandement et va même jusqu’à générer pour certains une défiance vis-à-vis des hébergeurs. Face à la richesse de notre vie numérique, cette question se pose donc : comment conserver tous mes identifiants et mots de passe de façon sécurisée et pratique ? Face à ce besoin, de nouveaux services ont émergé. Ils promettent notamment, à l’aide d’un identifiant unique certifié par des moyens de confirmation (ID, photo, empreintes, etc.), d’accéder à différents sites en assurant une sécurité plus élevée. Ces services sont néanmoins insuffisants car certaines de ces données (ID, passeport, photos) peuvent être trafiquées.

L’identité décentralisée

Face à ce constat et dans une société où il devient primordial de se réapproprier nos données personnelles et de lutter contre l’usurpation d’identité, il n’est pas étonnant de voir certains vanter la valeur ajoutée de la technologie Blockchain pour mieux sécuriser et optimiser l’usage de nos données personnelles. La technologie Blockchain a en effet permis une nouvelle forme d’identification. Une identité décentralisée (DID) est un ensemble de caractéristiques qui définit de façon unique les objets. Contrairement aux méthodes conventionnelles qui délèguent la génération et la gestion de ces identités uniques à une seule entité, le DID d’un individu reste sous leur contrôle. La gestion décentralisée des identités (DIDM) repose sur une confiance commune entre les membres de la plate-forme. La confiance découle directement de l’individu plutôt que d’une entité unique, comme c’est le cas actuellement avec d’autres modèles d’identification.

La preuve de l’identité

Les innovations gravitant autour des identités numériques se concentrent aujourd’hui sur l’idée de l’authentification, qui consiste à établir une preuve de possession pour établir l’identité.

La question de l’identité digitale est clairement liée à celle de la preuve : la preuve de l’acceptation d’un contrat, de sa création, de sa validation

affirme Gérald Sadde, le co-fondateur de la startup Legal Pilot. 

Legal Pilot se positionne comme une passerelle entre les juristes et les non juristes pour l’ensemble des processus de l’entreprise qui impliquent une étape juridique. En cela Legal Pilot s’inscrit dans la démarche de transformation digitale en tant qu’expert des freins juridiques. En tant qu’entreprise d’automatisation documentaire en SaaS, Legal Pilot s’adresse à des utilisateurs qui sont aussi des entités digitales ayant des besoins juridiques dématérialisés au sein des organisations.