Numérique responsable : la part de l’éditorial

Si aujourd’hui, la nécessité d’économiser les ressources numériques se répand peu à peu, encadré par des bonnes pratiques d’écoconception de site web, il y a quelque chose dont on parle moins : c’est la surproduction de contenus qui est tout autant néfaste.

En effet, elle entraîne une charge mentale pour l’internaute et une surcharge de travail du communicant.

Pourtant, encadrer la production de contenus est décisif pour éviter et réduire la pollution du web.

Et c’est même le socle de la sobriété éditoriale.

Pourquoi maîtriser sa production de contenus ?

Les dégâts entraînés par la surproduction de contenus sont importants : au manque d’attention et de concentration s’ajoutent rapport troublé au réel, addiction au numérique, difficulté de discernement et manque de recul critique.

Pas mieux côté producteur des contenus qui voient ses heures de travail augmenter de façon exponentielle, avec des résultats pas toujours au rendez-vous et des interrogations sur l’utilité de son travail.

Avec toujours une pollution en hausse chaque année de 10% et un volume des données qui triplera entre 2020 et 2025[1].

Quand on sait que 91% des pages du web n’ont aucun trafic sur Google[2], il est légitime de s’attaquer à la cause du problème : la publication à outrance que s’infligent les entreprises et institutions, dans l’espoir d’émerger davantage que les autres.

Et en pratique ?

La sobriété éditoriale invite à réfléchir avant d’agir pour éviter de communiquer par habitude, évaluer l’utilité et interroger la valeur ajoutée de ses actions.

Elle intervient

  • dès la réflexion sur le parcours utilisateur depuis la recherche dans un moteur de recherches, sur la navigation,
  • sur la structuration de l’arborescence, puis dans la rédaction des contenus des pages internes,
  • enfin dans le pilotage et la diffusion de ce contenu.

Ce qu’apporte la sobriété éditoriale

Parmi ses objectifs :

  • réduire l’empreinte numérique du web,
  • alléger la charge mentale de l’internaute
  • augmenter l’efficacité de la communication en optimisant le temps de travail du communicant.

Pour explorer le sujet, découvrez le livre Sobriété éditoriale : 50 bonnes pratiques pour écoconcevoir vos contenus web 

Il contient de bonnes pratiques opérationnelles pour des contenus faciles à produire, à comprendre et à utiliser. Chaque bonne pratique est présentée sous la forme d’une fiche, illustrée si possible d’un exemple, et de recommandations de mise en place.

Sur chaque fiche est indiquée :

  • le degré de priorité de la bonne pratique, corrélant
  • l’effort à fournir : niveau de facilité de mise en œuvre,
  • et l’impact de la bonne pratique : capacité à réduire la charge mentale de l’internaute ou la charge de travail du producteur de contenus
  • le gain qu’elle apporte à travers le prisme des 3 P : People, Planet, Prosperity.

Pour illustrer le propos, l’ouvrage vous propose 10 cartes mentales de bonnes pratiques, un processus pour piloter le cycle de vie du contenu, une check-list pour auto évaluer ses contenus.

En savoir plus sur le livre

Le livre de la sobriété éditoriale

[1] Étude GreenIT.fr, « Empreinte environnementale du numérique mondial », 2019

[2] Mc GOVERN Gerry, World Wide Waste, édition 2020, à retrouver sur https://gerrymcgovern.com/books/world-wide-waste/