Rédigé le 12/10/2025 par Laurent PAITA.
Jeux Olympiques Alpes 2030 :
le moment
d’embarquer !
Nota Bene : Ce compte rendu est la version réservée aux adhérents Digital League contenant des informations exclusives et des ressources pour aller plus loin.
« Faites vos jeux » tel était le titre de la soirée de lancement des Jeux Olympiques Alpes 2030, qui s’est déroulé le jeudi 9 octobre 2025 à la Région Auvergne-Rhône-Alpes.
Un cap affiché : livrer en 2030 des Jeux spectaculaires, festifs, populaires… et sobres, avec un héritage utile pour nos territoires.
Pour les adhérents Digital League, ce n’est pas un sujet lointain, mais un accélérateur économique et technologique pour les quatre prochaines années.
1) Ordres de grandeur
Environ 3 milliards d’euros d’activité, dont près de 2,5 milliards potentiellement captables par les entreprises des deux régions hôtes (Auvergne-Rhône-Alpes et Provence Alpes Côte d’Azur). Côté organisation, le COJOP (Comité d’Organisation des Jeux Olympiques & Paralympiques) basé à Décines (69) opérera au plus près des sites au travers de quatre mini-COJOP (appelés « clusters »). Côté ouvrages, la SOLIDEO pilotera villages, rénovations et mobilités, avec un pic de réaliations entre 2026 et 2028.
2) Rappel du calendrier
Passation des drapeaux lors des clôtures de Milan-Cortina 2026 (JO le 22 février 2026, Paralympiques le 15 mars 2026).
Pour 2030, le CIO a publié des fenêtres de compétition : entre le 1er et 17 février (JO) et et entre le 1er et 10 mars (Paralympiques). Les dates des cérémonies d’ouverture 2030 seront confirmées ultérieurement.
3) Pour les adhérents Digital League : une lame de fond… et des marchés publics
Les JO Alpes 2030 déclenchent deux dynamiques complémentaires pour nos adhérents :
- Une demande privée massive (stations, offices de tourisme, hébergeurs, transports, entreprises locales) qui veulent être visibles, fluides et crédibles auprès de publics français et internationaux
- Des marchés publics émis par le COJOP et la SOLIDEO) qui rythmeront les quatre prochaines années.
Côté territoires et entreprises locales : la lame de fond.
Refontes et optimisations de sites web (multilingue, accessibilité, mobile-first), SEO/SEA international, contenus et storytelling de destination, mini-applications de service, bornes interactives et écrans d’information en temps réels, accessibilité numérique.
A cela s’ajoutent le renforcement des capacités cyber et de la cyber-résilience, l’intégration de l’intelligence artificielle comme l’exploitation des données. Bref, pas besoin d’attendre un appel d’offres pour capter cette demande : elle monte déjà.
Côté marchés publics.
Ce sont près de 1.500 appels qui seront publiés côté COJOP jusqu’en 2029 ; et une montée en charge entre 2026 et 2028 pour les ouvrages de la SOLIDEO (villages, rénovations, mobilités).
D’un côté comme de l’autre, les besoins numériques couvriront : exploitation « mode événement », connectivité et réseaux temporaires, plateformes et sites à fort trafic, expérience spectateurs (information temps réel, accessibilité), médias et contenus, sécurité/sûreté, pilotage énergie-mobilités. Et dans ces domaines, les critères RSE, accessibilité et sécurité pèseront réellement dans le choix des prestataires.
Les AMI (Appels à Manifestation d’Intérêt) ont d’ailleurs déjà commencé pour identifier des solutions innovantes avec l’AMI “Solutions innovantes - Héritage & durabilité” du Cluster Montagne (en cours jusqu’au 17 octobre) pour des solutions prêtes à déployer.
Pour des adhérents de toutes tailles comme de toutes expertises.
TPE, PME, ETI toutes auront des chances de capter cette manne. Outre les critères RSE, accessibilité ou encore cybersécurité, le COJOP a pointé l’intérêt de répondre en « groupement ». Autrement dit répondre à plusieurs pour renforcer les capacités et défendre une expertise plus forte et/ou complémentaire. Fort heureusement, ceci fait partie de l’ADN de Digital League de vous mettre en réseau et faciliter les synergies/coopérations.
Autres critères, et non des moindres, la mesure d’impact de la solution mais surtout sa réutilisation post-jeux.
4) Cybersécurité : faire des Jeux un espace de confiance
Accréditations, paiements, réseaux temporaires, équipements connectés, diffusion média, mobilité… Les Jeux concentrent tout ce qui met la cybersécurité sous tension. La sécurité ne se greffe pas à la fin : elle structure les architectures et l’exploitation. Donc Secure By Design first !
Pour les adhérents orientés cyber/infrastructures, l’argument décisif : prouver une capacité en contexte événementiel et montrer que la sécurité améliore l’expérience (disponibilité, rapidité, respect de la vie privée). Références, maquettes, tests et réponses multi-acteurs feront la différence, y compris pour la chaîne de sous-traitance.
Le Club Experts Cybersécurité de Digital League sera donc au premier rang pour faciliter les coopérations entre experts cyber mais aussi rendre visible les membre pour accompagner les entreprises traditionnelles dans l’accroissement de leur maturité cyber.
5) Innovation : démontrer vite, durer longtemps
La SOLIDEO l’a rappelé : l’innovation n’est pas un trophée, c’est un levier d’impact qui se valorise dans les achats, peut être cofinancé et éprouvé via des démonstrateurs. Terrains d’expression : mobilités douces et pilotage en temps réel, énergie & sobriété (mesure, pilotage), accessibilité, médias, sécurité des sites. La clé : une preuve d’utilité et un héritage réutilisable après 2030.
Le Club Open Innovation aura lui aussi tout son rôle à jouer pour renforcer les coopérations entre membres, startups x grands groupes ou tout simplement pour gagner en clarté et en crédibilité.
6) Numérique responsable : le score qui départage
Décarbonation, inclusion, accessibilité, ancrage local, compétences… Ces critères deviennent décisifs. Côté numérique, on gagne à la preuve : écoconception logicielle, sobriété d’usage et éditoriale, mesure d’empreinte, réemploi et circuits courts.
Le Club Numérique Responsable aura là encore toute sa place pour créer des synergies, partager des bonnes pratiques voir travailler sur exemples d’indicateurs à joindre aux offres. Objectif : concilier performance et sobriété et en faire un standard d’après-Jeux.
7) Intelligence artificielle & données : l’ossature de l’expérience (et de l’héritage)
Transports, météo/neige, énergie, flux visiteurs, restauration, sûreté, médias : les JO forment un système de systèmes. Les acteurs IA/Data peuvent aider à prévoir, orchestrer et éclairer la décision avec un haut niveau de protection des données. L’enjeu, c’est aussi l’après : catalogues, API et open data utiles aux stations et intercommunalités.
Le Club Experts IA aura lui aussi toute sa place pour créer des synergies, anticiper les usages, la gouvernance des données régionales pour des solutions compréhensibles et réutilisables au-delà de 2030.
8) Talents : former la cordée dès maintenant
La montée en puissance jusqu’en 2030 demandera des compétences en exploitation d’événements, langues, cybersécurité, numérique responsable, IA/data… Les écoles auront donc tout intérêt à bâtir ou adapter des parcours apprentis et reconversions au plus près des besoins à venir.
Les Club RH et Club Ecoles auront toute leur place à prendre pour cartographier les besoins et partager des dispositifs concrets (recrutement, mécénat de compétences).
9) Soutenir nos athlètes
Le témoignage de Léna (championne de handiski, 15 ans) l’a rappelé : « Une saison, c’est 20 à 30 k€, et ça grimpe vite ». Derrière chaque médaille, il y a des heures d’entraînement… et un budget.
Prendre part aux Jeux Olympiques, c’est aussi soutenir un(e) athlète régional(e) (sponsoring ou mécénat), c’est contribuer directement à la réussite collective tout en créant de la valeur pour l’entreprise : fierté de votre équipe, engagements RSE ou bien encore marque employeur.
Le Club RH pourra sans nul doute aider à cadrer la gouvernance (charte, référent, tableau d’impact) et une communication conforme aux règles liées aux Jeux.
10) Et pour les autres Clubs Digital League ?
Les JO irrigueront forcément aussi le Club Tech4Tech (exemple : schémas techniques simples et robustes pour sites temporaires), le Club Sales/Market (exemple : packaging d’offres, preuves d’impact), le Club Produit (exemple : priorisation, roadmap, écoconception) et le Club Agences & Services Numériques (exemple : mutualisation, industrialisation terrain). Même logique : faire simple, capitaliser et laisser une trace utile post 2030.
11) Ressources
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Auvergne-Rhône-Alpes Entreprises (ARAE)
Veille opportunités, commande publique, mises en relation
Numéro vert : 0 805 38 38 69 (gratuit)
Email :
alpesfrancaises2030@arae.fr
Plateforme
business JO Alpes 2030 : https://www.auvergnerhonealpes-business.fr/jop-2030
Newsletter
business JO Alpes 2030 : https://www.auvergnerhonealpes-entreprises.fr/newsletter-subscription
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COJOP Alpes françaises 2030
Informations officielles, organisation
Site web
: https://www.olympics.com/cio/jeux-olympiques/alpes-francaises-2030
Linkedin
: https://www.linkedin.com/company/alpes-fran%C3%A7aises-2030-olympic-and-paralympic-games-bid
Marchés publics : https://www.achatpublic.com
Recrutements : https://inrecruitingfr.intervieweb.it/alpes2030/fr/career
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SOLIDEO Alpes 2030
Ouvrages, marchés, innovation
Site web
: https://www.ouvrages-olympiques.fr/marches-publics
Linkedin :
https://www.linkedin.com/company/solideo-alpes-2030
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Cluster Montagne
AMI « Solutions innovantes – Héritage & durabilité »
(jusqu’au 17 octobre)
Dossier & modalités : https://www.cluster-montagne.com/agenda/appel-a-manifestation-dinteret-jop-2030
12) En conclusion
Les Jeux Olympiques Alpes 2030 ouvrent une fenêtre stratégique pour tout notre cluster. A la clé : livrer à l’heure, innover utile, sécuriser à grande échelle, décarboner concrètement et transmettre.
A nous désormais de constituer des cordées…
A nous de jouer…